Les Médias en question au sujet de la situation au Rwanda. Michela WRONG

Pour cette célèbre journaliste britannique, les médias sociaux ont mis les médias traditionnels sous une terrible pression. "Je ne pense pas que leur attitude à l'égard des dirigeants congolais ait été caractérisée par un grand respect. Il est embarrassant de voir des journalistes, universitaires et intellectuels devenir les nouveaux censeurs de notre époque. Le niveau de lâcheté morale et intellectuelle est à couper le souffle ». Et cela ne se limite pas au seul Rwanda à propos duquel Michela Wrong vient de publier une remarquable et courageuse enquête. Son livre « Assassins sans frontières », a été qualifié par le Financial Times et The Economist comme l’un des meilleurs livres d’investigation de l’année. Interview du 1er dec.24 hélas plus que jamais d'actualité. Londres le 10 février 2026.

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La coopération au développement doit être repensée, dans sa finalité comme dans ses méthodes, Pierre JACQUEMOT

Nous ne pouvons qu’être d’accord avec la Fondation Mo Ibrahim et les intellectuels africains. L’intelligence collective dans les Afriques se situe là, dans les organisations transcommunautaires de la société civile, les mouvances citoyennes digitalisées, les laboratoires d’idées, les groupements de femmes, de jeunes, de producteurs… Chez celles et ceux qui témoignent, retransmettent, interpellent, qui proposent des contre-mesures pour une « démocratie radicale » à la portée des citoyens afin de limiter l’absolutisme des dirigeants, les « en haut-d’en haut ». Ambassadeur Pierre Jacquemot, Paris, le 26 novembre 2025.

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Rencontre avec René ASSOUS, passeur de la musique tunisienne et de la tradition arabo-andalouse

Dans sa dernière et mémorable conférence, « L’âge d’or de la musique tunisienne », donnée à la Maison de la Tunisie le 27 septembre 2018, René Assous rappelle la richesse et la diversité de la musique traditionnelle tunisienne. Il y évoque les figures légendaires qui ont façonné l’âme sonore de la Tunisie moderne. Parmi elles, trois noms continuent de briller : Habiba Msika, Cheikh El Afrit et Ali Riahi. René Assous rappelle que la musique tunisienne entretient une grande proximité avec les musiques du Moyen-Orient, notamment dans sa forme classique traditionnelle : le malouf tunisien. Issue de multiples civilisations, la culture tunisienne est le fruit d’un long métissage, porté aussi par l’esprit voyageur des Tunisiens, héritiers des Phéniciens. La musique dite arabo-andalouse reflète ainsi des influences venues du Liban, d’Égypte, et de bien d’autres horizons. Rencontre / Paris, le 19 novembre 2025

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Perdere Le Tracce / Perdre la trace ! Quid alors de l’Histoire ?Giuseppe GILIBERTI. Bologne (Italie)

Les historiens américains Jo Guldi et David Armitage dénoncent un mal typique de notre époque : l'habitude de penser à court terme, en économie, en politique et dans la vie quotidienne. L'amnésie est une expérience de masse, qui va de pair avec une méfiance envers la culture humaniste et le savoir critique. L'histoire est ainsi devenue l'une des disciplines les moins populaires, même dans les universités, pourtant parmi les institutions les plus anciennes et les plus résilientes jamais créées. Le travail des historiens lui-même est orienté vers des problèmes de plus en plus spécialisés, sectoriels et à court terme : au mieux, une journée dans la vie d'un village médiéval. En soi, cela n'aurait rien de répréhensible, mais l'abandon de l'interdisciplinarité signale une crise des motivations profondes qui sous-tendent l'étude de l'histoire. Bologne (Italie), le 16 octobre 2025

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REPENSER L' "AIDE" AU DEVELOPPEMENT ? Jean-Claude MAIRAL + Fernand VINCENT (Vichy, France)

L'arrêt brutal de l'aide américaine au développement et les articles de presse sur "les milliards engloutis de l'aide au pays étrangers" doivent nous amener, sans adhérer à certains propos, à nous interroger sur l’ « Aide publique au développement ». Faut-il encore parler d’aide ? Ne faut-il pas plutôt parler d’appui au développement ? La notion d’aide peut être culpabilisante et péjorative. I-Dialogos va ouvrir le débat à ce sujet dans le cadre d’un Forum ouvert à tous. Jean-Claude MAIRAL, Co-Président de I-Dialogos / Vichy, actualisé le 15 juin 2025

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"Accord de paix" RDC/Rwanda : un marché de dupes ?

Alors que la RDC et le Rwanda viennent de signer, sous les auspices des Etats Unis, un Accord censé ouvrir la voie à la paix dans la région des Grands Lacs, Denis MUKWEGE, Prix Nobel de la Paix 2018, alerte : « Nous appelons à la transparence, à l'inclusivité et à l'obligation de rendre des comptes ». Sans justice, il n’y aura ni paix, ni développement, mais la perpétuation du cycle infernal de la violence et du pillage. Pour Denis MUKWEGE, h’histoire jugera sévèrement ceux qui auront sacrifié un peuple au nom d’intérêts économiques. Tina Mwangelu, Paris-Kinshasa, ajusté le 25 juin 2025

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Nouveau multilatéralisme ou retour du "Bal des empires"? Pierrick HAMON (Montreuil, France)

Peut-on parler de l’émergence d’un nouveau mutilatéralisme ? Certains analystes vont jusqu’à estimer qu’il s’agirait, en réalité, de l’émergence d’un monde multipolaire dominé, et même co-piloté, par les grandes Puissances: Etats-Unis, Chine, Russie, Inde, et même Turquie. L’Union européenne, totalement alignée - voire dépendante ? - sur l'OTAN et les Etats Unis, ne pèserait plus autant, sauf réveil surprise et …espéré. Dans ce contexte de déclin de l'ordre unipolaire post-guerre froide, chacune de ces grandes Puissances ne rechercherait donc, cyniquement, qu’à renforcer son influence, au sein des Nations Unies comme dans le cadre des BRICS ?. Ce pourrait-il être alors, le retour du … « Bal des empires » ? L'espoir est il encore possible ? / Pierrick HAMON. 15.01 in LAB Poliiche et culture/ actualisé 15 octobre 2025

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Le franglais ? Plutôt choisir d’en rire avec "St-Charles de Jeanne's", le dernier film du Jean LALIBERTE (Québec)

Les anglicismes sont désormais partout en France. Le réalisateur québécois Jean Laliberté a choisi d’en faire le sujet de son nouveau film. Il y pose un regard à la fois amusé et critique et même satirique sur cet usage envahissant du franglais dans toutes les sphères de la société française. Il n’est aujourd’hui presque plus possible de passer une journée dans le pays de Molière, Verlaine et Camus sans croiser une affiche, une enseigne, une publicité ou un slogan rédigé dans la langue de Kanye West ou de Mr Bean. Faut-il y voir un simple effet de mode ou un signe plus profond d’aliénation culturelle ? Les Français seraient-ils en train de vendre leur âme linguistique sur l’autel de la modernité ? Beaucoup, pour l’instant, préfèrent en rire… Jean Laliberté aussi. Paris–Québec, le 30 octobre 2025

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Face à l'empressement guerrier, je choisis Pacifisme et Diplomatie. Charles JOSSELIN, Paris/France

Charles Josselin, ancien Ministre de la Coopération, rappelle, dans cette interview, qu’il reste, aujourd’hui comme hier, opposé à la politique française de dissuasion nucléaire qui, de plus, ne correspond plus aux réalités et enjeux militaires. Dans cette inquiétante situation, s’il est une institution, voulue et dirigée par les Etats-Unis, qui porte en elle cette culture de la guerre, c’est bien l’OTAN. Comment ne pas s’interroger sur ces vagues de consultants, ces anciens militaires et ambassadeurs omni présents sur les chaînes TV françaises, comme le furent les médecins « consultants » à l’époque du COVID ? N’est ce pas cette super pollution de l'information qui conduit au désordre de la pensée ? ». Paris, act. le 19 août 2025

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Une seule langue ne pourrait-elle suffire ? Christian TREMBLAY (O.E.P.)

Il y a peu, un interlocuteur me demandait ce qu’est le plurilinguisme. Je lui répondais selon les canons habituels que le plurilinguisme est la capacité pour une personne d’utiliser de manière adéquate au moins une autre langue que sa langue première ou maternelle. Toutefois, cette réponse me paraît un peu courte et je me souviens d’une conférence tenue par Heinz Wismann en 2008 à Bruxelles dans laquelle il expliquait que si une langue pouvait à elle seule tout dire, alors on n’aurait pas besoin de la diversité des langues. Une seule langue pourrait suffire. Cette réflexion très philosophique n’a cessé de me poursuivre depuis lors. Elle est devenue la trame de l’ouvrage que nous venons d’éditer, « De Babel à l’IA – Écrits sur le plurilinguisme », à la veille des 7èmes Assises de l’Observatoire Européen du Plurilinguisme / Christian TREMBLAY, président de l’OEP, le 12 octobre 2025.

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Diplomatie culturelle pour la paix, Oumou SALL SECK ( Bamako, Mali)

Le Sahara-Sahel fait face à des défis complexes, tels les conflits armés, l'extrémisme violent, les tensions intercommunautaires et les crises humanitaires récurrentes. Les réponses militaires et économiques, bien que nécessaires, se sont révélées insuffisantes pour aborder les racines profondes de ces conflits. Dans ce contexte, la diplomatie culturelle émerge comme un composant essentiel pour la résolution pacifique des différends et la construction d'une paix durable. Oumou SALL SECK, Bamako, (in Konrad Adenauer Stiftung). act le 14/10/2025

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Culture et développement : quel lien ? Ali SEDJARI. Rabat/Maroc

« Pourquoi certains pays se développent, souvent avec un rythme soutenu, alors que d’autres stagnent ou régressent ? Comment expliquer que certaines régions du monde deviennent des foyers d’innovation et de modernité pendant que d’autres reculent et suscitent des phénomènes migratoires saisissants ? Comment se fait-il que les uns regardent l’avenir alors que d’autres s’accrochent becs et ongles à leur passé érigé souvent en dogme ? Autant de questions qui relancent le débat sur le lien entre culture et développement. » Ali SEDJARI, Rabat, actualisé le 29 septemebre 2025

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