Trente-six années après « sa » Conférence nationale, qui s’est tenue du 1er mars au 19 avril 1990, la République du Congo s’apprête à conclure, le 15 mars 2026, une énième élection présidentielle. Mais les décisions et résolutions institutionnelles de la Conférence nationale ont fait long feu : l’épisode du premier quinquennat qui a suivi ces Assises s’est écrit dans le sang d’une guerre civile ; la limitation du nombre de mandats présidentiels, ainsi que le plafonnement de l’âge des candidats à la magistrature suprême n’ont pas résisté à la tempête des révisions constitutionnelles qui s’est abattue sur le continent africain. À l’image du Congo, on est passé, un peu partout en Afrique, de l’euphorie politique et de la restauration du multipartisme, au début de la décennie 1990, à une grande désillusion démocratique, 36 années après les bourrasques salutaires du vent de l’Est… Serge Mathias TOMONDJI (Ouagadougou, le 12 mars 2026
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