A Call to Member States / un appel aux États membres. Revitalizing the United Nations: Ariel FRANCAIS, Merida (Méxique)

Un groupe d'anciens fonctionnaires de l'ONU membres du Groupe de réflexion sur la paix (PRG), dont quelques membres de I-Dialogos, et un autre groupe issu de la communauté de plaidoyer pour l'ONU (UNAC) viennt de laner conjointement un appel aux États membres de l'ONU pour revitaliser l'Organisation. Cette lettre a été adressée aux représentants permanents des États membres à New York afin de promouvoir un processus de revitalisation des Nations Unies, devenu indispensable. I-Dialogos apporte son soutien à cette initiative jointe.  

A group of former UN officials who are members of the Peace Reflection Group (PRG), including several I-Dialogos members, and another group from the United Nations advocacy community (UNAC) have just jointly launched an appeal to UN Member States to revitalize the Organization. This letter was sent to the permanent representatives of Member States in New York to promote a much-needed process of United Nations revitalization. I-Dialogos supports this joint initiative.

En français plus bas

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Revitalizing the United Nations: 

A Call to Member States 

Excellencies, On the occasion of world leaders' gathering in New York for the opening of the 81st session of the UN General Assembly and having just celebrated the International Day of Peace, 21 September, we respectfully urge Member States to act together to restore confidence in the United Nations as the indispensable instrument for peace, cooperation, human rights, and protection of the global commons.

 In our view, the following steps need to be taken, within the framework of international law, and with full and equal participation of women: 

1.   First, Member States need to recommit to the Charter’s central purpose: preventing war, and support stronger preventive diplomacy, early warning, mediation, and protection of civilians in today’s gravest conflict theatres, including Sudan, Ukraine/Russia, Palestine/Israel and Iran/wider region, Myanmar, and the Democratic Republic of the Congo. 

2.   Second, they need to reduce Security Council paralysis by exercising restraint in the use of the veto, referring blocked crises more systematically to the General Assembly, pursuing fairer regional representation, and preparing serious consideration of a Charter review conference under Article 109. 

3.   Third, Member States need to pay assessed contributions fully and on time, and to give the UN a broader, more predictable financial base to fulfil its mandates and support global public goods. This should include innovative revenue options, fuller contributions from states with growing capacity, and transparent public reporting on budgets, outcomes, impactful progress towards the Sustainable Development Goals, and independent evaluations. 

4.   Fourth, they need to strengthen protection for people most at risk from war, trafficking, displacement, and discrimination, with particular attention to women, children, minorities, and affected communities with long-term education and recovery pathways which guarantee reconstruction in fragile and conflict-affected regions. 

5.   Fifth, Member States need to open the UN more fully to citizens and civil society through structured consultation channels and serious debate on democratic innovations, including a United Nations Parliamentary Assembly. 

6.   Sixth, Member States need to fully implement the UN Convention Against Corruption, move beyond reliance on voluntary compacts to ethical and stewardship principles in the corporate/private sector, and initiate a process towards a global regulatory framework with binding obligations on corporations and an adequate international enforcement regime. 

7.   Finally, Member States need to advance common binding legal rules for artificial intelligence, digital sovereignty, and protection of the global commons, including the high seas, deep seabed, outer space, the biosphere, and the digital sphere. 

We encourage Member State Governments and Permanent Missions in New York to champion these priorities in intergovernmental negotiations and to build the coalitions needed for a United Nations that is more effective, representative, transparent, and faithful to its founding promise: saving succeeding generations from the scourge of war. Yours sincerely,  ...

List of signatories follows

23 September 2026

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Revitaliser les Nations unies : 

un appel aux États membres

Excellences, À l’occasion du rassemblement des dirigeants du monde à New York pour l’ouverture de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies, et alors que nous venons de célébrer la Journée internationale de la paix, le 21 septembre, nous appelons respectueusement les États membres à agir ensemble pour rétablir la confiance dans les Nations unies en tant qu’instrument indispensable au service de la paix, de la coopération, des droits humains et de la protection des biens communs mondiaux. 

À nos yeux, les mesures suivantes doivent être prises dans le respect du droit international et avec la participation pleine et égale des femmes : 

1.  Premièrement, les États membres doivent réaffirmer leur engagement envers l’objectif central de la Charte : prévenir la guerre. Ils doivent soutenir le renforcement de la diplomatie préventive, de l’alerte précoce, de la médiation et de la protection des civils dans les zones où se déroulent actuellement les conflits les plus graves, notamment au Soudan, en Ukraine et en Russie, en Palestine et en Israël, en Iran et dans l’ensemble de la région, au Myanmar et en République démocratique du Congo. 

2.  Deuxièmement, ils doivent réduire la paralysie du Conseil de sécurité en faisant preuve de retenue dans l’usage du veto, en soumettant plus systématiquement à l’Assemblée générale les crises dont le traitement est bloqué, en œuvrant à une représentation régionale plus équitable et en préparant un examen approfondi de la possibilité de convoquer une conférence de révision de la Charte au titre de l’article 109. 

3.  Troisièmement, les États membres doivent s’acquitter intégralement et dans les délais de leurs contributions obligatoires, et doter l’ONU d’une base financière plus large et plus prévisible pour lui permettre de remplir ses mandats et de soutenir les biens publics mondiaux. Cela devrait comprendre des sources de financement innovantes, des contributions accrues des États dont les capacités augmentent, ainsi que la publication transparente d’informations sur les budgets, les résultats, les progrès ayant un impact réel vers la réalisation des Objectifs de développement durable et les évaluations indépendantes. 

4.  Quatrièmement, ils doivent renforcer la protection des personnes les plus exposées à la guerre, à la traite des êtres humains, aux déplacements forcés et à la discrimination, en accordant une attention particulière aux femmes, aux enfants, aux minorités et aux communautés touchées, grâce à des dispositifs d’éducation et de relèvement à long terme garantissant la reconstruction dans les régions fragiles et affectées par les conflits. 

5.  Cinquièmement, les États membres doivent ouvrir davantage l’ONU aux citoyens et à la société civile, au moyen de mécanismes structurés de consultation et d’un débat approfondi sur les innovations démocratiques, notamment sur la création d’une Assemblée parlementaire des Nations unies. 

6.  Sixièmement, les États membres doivent mettre pleinement en œuvre la Convention des Nations unies contre la corruption, aller au-delà du seul recours à des engagements volontaires pour faire prévaloir des principes d’éthique et de gestion responsable dans les entreprises et le secteur privé, et engager un processus visant à instaurer un cadre réglementaire mondial imposant des obligations contraignantes aux entreprises, assorti d’un dispositif international adéquat pour en assurer le respect. 

7.  Enfin, les États membres doivent faire progresser l’adoption de règles juridiques communes et contraignantes concernant l’intelligence artificielle, la souveraineté numérique et la protection des biens communs mondiaux, notamment la haute mer, les grands fonds marins, l’espace extra-atmosphérique, la biosphère et la sphère numérique. 

Nous encourageons les gouvernements des États membres et leurs missions permanentes à New York à défendre ces priorités dans les négociations intergouvernementales et à bâtir les coalitions nécessaires pour que les Nations unies soient plus efficaces, plus représentatives, plus transparentes et fidèles à leur promesse fondatrice : préserver les générations futures du fléau de la guerre. 

Veuillez agréer, Excellences, l’expression de notre haute considération.

23 septembre 2026