Zachary RICHARD, le chantre de la francophonie,  publie les "rafales du carême".

Zachary RICHARD, vient de publier son premier roman en langue française, délicieusement matinée de cajun aux éditions Libre Expression. Plus de 130 ans après le dernier roman publié en Louisiane dans la langue des acadiens, Les rafales du carême, se situe à mi-chemin entre la fiction et la fresque historique, avec un récit entremêlant l’histoire de sa famille à celle de la Louisiane, dans les décombres de la guerre de Sécession.  Zachary sera en France à la veille du Sommet de la Francophonie de Villers Cotterets d'octobre prochain. Chanteur, guitariste, et poète réputé, né le 8 septembre 1950 à Scott en Louisiane, il est rénovateur des styles musicaux cajun et zydeco*. Il est aussi l’un des plus célèbres militants de la francophonie en Amérique du Nord. Zachary est surtout connu comme auteur-compositeur-interprète, avec plus de 20 albums à son actif.  Ses racines musicales sont enracinées dans sa Louisiane natale : une musique issue du croisement des musiques traditionnelles des siècles passés, celles de nos campagnes d’Afrique et de France, celles qui ont donné le jazz et le blues. Interview.  

A Paris, autour de Zacharie Richard et Johannah Carton : Jean-Francois Massué, Bernard Lobietti et Juilette Soulabaille (Fédération des anciens maires de France) et Pierrick Hamon

Video => « Travailler c’est trop dur » Québec 2008,

Video =>  Zachary Richard et la nouvelle musique cajun 

Propos recueillis par Pierrick Hamon et Jean-Claude Mairal

I-Dialogos : Zachary Richard, vous êtes l’artiste de Louisiane le plus reconnu, et notamment au sein de cette galaxie Francophonie. Quid justement de la place de la langue française en Louisiane ? 

Zachary Richard : Il faut d’abord bien comprendre le contexte dans lequel j’opère. Celui de la Louisiane dans une société américaine avec une culture francophone qui refuse de disparaitre. Si mes grands-parents étaient unilingues francophones, mes parents, eux et par la force des choses, étaient assimilés, et donc bilingues. J’ai ainsi été élevé dans un milieu américanisé et donc forcément anglophone. 

C’est au Québec que, plus tard, j’ai découvert ma vocation de francophone. J’ai eu la chance d’y arriver au milieu des années 70 en pleine effervescence de souverainisme. Ce fut une révélation que de voir une société francophone en Amérique du Nord en train de réclamer un statut de pays indépendant. Ce fut très inspirant pour le jeune militant francophone en devenir que j’étais à l’époque. 

C’est au Québec que j’ai pu avoir cette carrière de chanteur et d’auteur compositeur qui m’a permis de découvrir en moi la profondeur de la racine francophone en Amérique du Nord. Une histoire fascinante et fondatrice. Il faut dire que nous sommes, aujourd’hui encore, dans une situation de résistance. Hélas, nous avons perdu le lien avec l’oral. Les statistiques, qui sont toujours difficiles à interpréter, indiquent que nous serions environ 5% de la population, d’un Etat, celui de la Louisiane, qui compte plus de 4 millions d’habitants. 

Mais ça va mieux. On a réussi à stopper le saignement des francophones. On a même commencé à rebâtir avec une notion identitaire - et c’est cela qui est important - qui n’est pas ethnique. Autrefois, les francophones, ceux de ma génération, étaient, soit créoles noirs, soit cajuns. 

On est en train de transformer tout cela par l’immersion. L’immersion, ce n’est pas que des écoles françaises. Il y a maintenant 3 écoles françaises en Louisiane, mais ce sont surtout 28 programmes d’immersion avec des cours qui sont donnés uniquement en francais dès la maternelle, et dans des écoles de langue anglaise. Ces cours d’immersion sont dans des écoles publiques, pas dans des écoles privées, et donc ouverts à tous, et notamment à la classe moyenne noire et même à la classe ouvrière. C’est important. Ce ne sont pas que des enfants de riches, et nous y tenons. Ces enfants peuvent d’ailleurs être aussi bien d’origine hispanique qu’asiatique par exemple, que cajun ou créole. On assiste ainsi à la formation d’une véritable identité franco-louisianaise. 

Génial => Zachary, multi-instrumentiste génial

I-D : Poser une alternative à la culture de masse anglo-américaine 

ZR : Il faut poser une alternative à la culture de masse anglo-américaine.  Nous ne sommes pas sur un terrain de jeu égal. Nous n’avons ni les moyens, ni les tentacules que la culture américaine possède à travers le monde. Mais on peut, avec la résistance et l’inclusion, offrir une alternative. 

Mon éducation était américaine jusqu’à ce que je sois allé en France la première fois. J’ai alors fait  « wouah »  il y a des gens qui parlent français et qui sont intéressés par les vieilles chansons que je venais leur chanter. Ce fut un choc et le début d’un processus d’évolution personnelle qui a fini par devenir un combat pour une identité de francophone, une identité engagée et militante. Cela n'était pas comme cela au début. Je suis arrivé, comme on dit chez nous, par la porte en arrière.

 Pierrick et Zachary

I-D : Avez-vous assez d’enseignants francophones ? 

ZR : Il y a quelque chose qu’on a lamenté mais qui est pourtant très positif. C’est que nos enseignants nous arrivent de nombreux pays francophones, surtout de la France bien sur, mais aussi de l’Amérique, de l’Afrique, du Vietnam et d’un peu partout. Cela donne à nos enfants une notion multiethnique de la francophonie.  

Pour moi, ce qui fait raisonner en francophonie, ce n’est pas uniquement le partage de la langue et de la culture française ou francophone, c’est surtout cette notion d’inclusion. C’est le fait que la francophonie moderne soit celle conçue par Leopold Senghor et Aimé Césaire, celle qui s’illustre par l’ouverture et la modernité. C’est comme un diamant à multifacettes. Nos enfants peuvent ainsi comprendre qu’il existe en Louisiane quelque chose qui s’appelle la francophonie et qui les met en contact avec des enfants, avec des gens qui, partout au monde, partagent cette culture linguistique et culturelle. 

Cette notion d’inclusion constitue même un fondement de la francophonie, d’autant que nous sommes en train de vivre une sorte de crise avec les francophobes au pouvoir au Nouveau Brunswick, y compris dans la Communauté acadienne.  Il y a, au Canada, un déclin extrêmement inquiétant du nombre de francophones. Ayant passé presque la moitié de ma vie au Québec, j’ai pu le voir. 

Inclusion, mais également résistance, pour l’américain que je suis de fait, face à une culture américaine uniforme. Ma femme, qui est française, est très branchée sur les questions d’agriculture, et revendique une agriculture durable, en sympathie avec la terre et face à une mono-agriculture très néfaste, y compris pour les bactéries qui sont à l’intérieur de nous. C’est la même chose avec la culture. La francophonie pose une alternative qui intéresse la jeunesse contemporaine, une alternative inspirante face à l’homogénéisation de la culture. 

La Grande Francophonie 

I-D : Vous évoquez souvent le concept de « Grande francophonie ». Quid alors de ces sommets internationaux de la francophonie  

ZR : J’ai assisté, il y a quelques années, au Sommet de la francophonie à Dakar. La Louisiane y avait été invitée pour la 1ère fois, comme observateur. Nous ne pouvons en effet être membre puisque seuls les Etats peuvent l’être.  Nous sommes un Etat des US, et pas considéré comme un pays. Mais on a désormais une place à la table. C’est une reconnaissance de ma communauté qui est appréciée. La masse de la francophonie est africaine. C’est bien, mais je rappelle aux dirigeants de l’Organisation Internationale de ne pas oublier ceux qui sont de l’autre coté de l’océan et qui, comme moi, font partie de la « grande francophonie ». 

J’ai l’impression que l’Organisation de la francophonie est un organisme qui sert surtout les intérêts économiques des pays concernés, et comme on dit en Louisiane, le mulet qui tire le wagon / la charrette , c’est la piasse ….c’est l’argent. 

Cela dit, la francophonie ressemble à une espèce de labyrinthe, à un organisme vivant, riche et puissant de la diversité de ses racines musicales. J’ai très souvent chanté devant un auditoire majoritairement noir, et cela me réjouit toujours parce que j’ai été nourri autant par la tradition afro-louisianaise que par la tradition culturelle cajun. 

Mais en même temps, il faut redire que cette inclusion s’accompagne de l’ouverture, une ouverture qui n’est pas uniquement vers l’Afrique et les africains, mais aussi en direction des francophones partout où ils se trouvent dans le monde.

 présentation Radio Canada.

Danser le ciel : interview

La récente visite du président Emmanuel Macron fut un moment vraiment très, très fort. Je suis reconnaissant de son engagement pour faire reconnaitre la Louisiane. Et cela d’autant que la France était paradoxalement le maillon faible de la francophonie et du parler français en Amérique du Nord. 

Les propos du président français ont ainsi été très encourageants. Il a d’ailleurs fini son discours en utilisant des expressions louisianaises. Nous sommes comme un petit oisillon, avec le bec ouvert vers une France qui est bienfaisante pour la Louisiane depuis la création du CODOFIL en 1968. 

Sans la France, la francophonie louisianaise aurait disparu depuis longtemps. IL y a maintenant une sensibilité et un engagement qui vont pouvoir se renforcer avec le prochain Sommet, qui aura lieu en 2024 et pour la première fois en France. La France embrasse enfin à bras-le-corps la francophonie. Il y a des enjeux, politiques, économiques et globaux qui dépassent ma connaissance, mais ce croisement est très prometteur au plan culturel, pour l’avenir de nos enfants en Louisiane. 

La musique cajun, atout de la Francophonie,

I-D : Vous qui êtes musicien, que pensez-vous de la place de la musique en Francophonie  

ZR : Sans la musique, la langue française aurait disparu. Nous n’avons pas, en Louisiane de grandes traditions littéraires durables, même s’il y a eu, à la fin du 19ème siècle, une littérature réaliste inspirée en grande partie par Zola, et avec des auteurs de référence : Sidonie de la Houssaye, Alfred Mercier, Alexandre Bardé, Alcée Fortier pour en nommer que ceux-là.  

La fleuraison littéraire francophone en Louisiane a disparu dans les décombres de la guerre de Sécession. Bien que l’Athénée Louisianais a perduré assez longtemps au 20e siècle, sa carrière reflétait le déclin de la langue française en Louisiane.  

La musique populaire, dans mon pays, le pays cajun, est restée notre principale expression culturelle. 

Sans la musique, sans cet emprunt culturel, la situation serait aujourd’hui bien plus pénible. C’est la musique qui nous regroupe. Pour moi, ce qui est particulièrement fascinant comme musicien, c’est justement cette incroyable diversité, cette incroyable richesse de la musique en francophonie. De la Louisiane au Québec en passant par Bamako, il y a quand même une grande richesse musicale qu’on pourrait mieux célébrer et qu’il ne faut pas négliger. Cela est très inspirant. 

Je pense que la musique peut porter un message aussi efficace, peut-être même le plus efficace, comme véhicule de culture, parce que compréhensible par tous. La musique africaine - avec les musiques louisianaise et québécoise – a, à cet égard, une espèce de relief musicalement très profond. 

La musique accomplit cette fonction sur une multitude de niveaux. D’abord elle est rassembleuse, et ensuite elle véhicule un certain esprit qu’il faut communiquer aux plus jeunes. Vous pouvez écouter aussi bien la chanteuse Béyoncé, héritière de la musique afro-louisianaise, que Francis Cabrel. Il y a un terme qu’on emploi en chez nous, c’est « la gniappe ». Cela vient de l’espagnol.  Cela veut dire un petit supplément, un « petit plus », qui va provoquer l’émotion et qui est aussi un symbole de vitalité.

 C’est cette diversité à laquelle nous avons la chance d’avoir accès, qui est à l’origine du jazz, du blues et de la MUSIQUE CAJUN  . Un métissage issu de l’Afrique et de l’Europe et qui est notre fierté. 

La musique cajun a une force et une faiblesse. 

Sa force, c’est son rythme, sa joie, ses mélodies, toute cette texture qui séduit une oreille sans qu’on soit obligé de comprendre. J’écoute beaucoup de musique africaine, je ne comprends pas ce qui se dit, mais je suis séduit par le rythme, la mélodie, la sonorité, …et c’est un peu la même chose pour la musique cajun.  

Sa faiblesse, ce sont les chansons de la tradition qu’on on a arrêté de composer jusque très récemment. Il est encore un peu trop tôt pour savoir si on va réussir à renverser le courant. C’est dans les années 60 que la vraie culture unilingue francophone a commencé à disparaître. 

Je suis auteur-compositeur. Je ne suis pas un musicien traditionnel. Pour moi c’est, bien sur, le sens du rythme et de la mélodie, mais c’est aussi le texte. C’est quelque chose que je partage avec très peu de mes concitoyens. J’ai ainsi été obligé de m’exiler au Québec pour avoir un public qui puisse comprendre ce que je chante et être sensible à mon écriture. On se trouve ainsi, en Louisiane, entre l‘arbre et l’écorce. 

Cela dit, je célèbre la musique cajun traditionnelle parce que, dans les années 60, 70 et 80, elle était la seule flèche que nous avions dans le carquois. C’est celle qui nous a permis de l’élargir. 

"Lâche pas la patate" 

ll faut comprendre que le combat identitaire se passe tout autant en langue anglaise. C’est même l’ironie de la situation.

 Les jeunes sont de plus en plus attirés par la musique cajun, par la cuisine, par les territoires, et cela sans que la langue en fasse partie. On peut donc être complètement anglophone et se sentir cajun. 

On peut célébrer notre héritage sans même pouvoir parler la langue française. Je vois aujourd’hui de jeunes musiciens et chanteurs de Louisiane « barboter des chansons » parce qu’on ne peut que les chanter autrement qu’en français. Cela les oblige à essayer d’au moins comprendre ce qu’ils chantent. Ce qui les amène souvent à vouloir parler la langue française. 

L’espoir renait. Comme on dit en Louisiane "Lâche pas la patate".   

Louisiane-Bretagne, même combat 

A-D : N’avez-vous pas des liens avec la Bretagne dont le réveil culturel et identitaire s’est fait, de la même manière et à la même époque, par la musique ?   

ZR : Je dois vous dire que je suis aussi breton, breton d’héritage. Mon arrière arrière grand-mère est née à Saint-Malo. Elle a fait partie en 1785, de la fameuse « flotille de Nantes » qui, avec 1600 acadiens, a quitté le grand port breton pour La Nouvelle Orléans. Celle qui est devenue la femme de Pierre Richard, mon ancêtre, était à bord. 

Pour mon plus grand bonheur, je viendrai en Bretagne en septembre octobre pour une série de conférences sur les acadiens de la Louisiane. 

I-D : Etes-vous en contact avec le réseau des francophonies des Amériques, et avec les maisons de la francophonie  

ZR : Je suis surtout en relation avec le Centre de la Francophonie des Amériques dont je fus, dès ses débuts et pendant 14 années, membre du Conseil d’Administration. Bien que je collabore toujours avec cet organisme qui s’est distingué, par son engagement, à préserver et à promotionner la langue française dans les Amériques, j’ai passé le flambeau aux jeunes qui continuent le travail. 

Il y a beaucoup d’initiatives francophones en Amérique du Nord, mais ce qui nous manque est une coordination, une fédération d’associations. Ce qui est compliqué par les juridictions politiques.  

Nous, en Louisiane, on se trouve au fond des Etats-Unis bien que nous sommes soutenus par la francophonie entière et surtout par la France. Bien que les Centres de la Francophonie des Amériques soient présents sur le continent entier, les organismes locaux agissent souvent dans l’ignorance de ce qui se passe ailleurs.  Chacun est un peu dans sa cour. 

J’ai travaillé avec le Centre ainsi que la Société Sain Jean Baptiste pour créer les États Généraux de la Francophonie Nord-Américaine. Nous avons imaginé un grand rassemblement des acteurs francophones pour créer des liens, et formuler des projets communs.  Malheureusement le covid nous a coupé l’herbe sous le pied.   

=> Villers-Cotterêts

I-D : A l’occasion du prochain Sommet de la Francophonie en 2024, au chateau de Villers-Cotterêts, ne serait-il pas opportun de programmer un grand concert avec les grandes voix de la francophonie. 

ZR : Une manifestation de grande envergure serait sans doute attrayante. C’est d’ailleurs la chose la plus facile à organiser.

Autre chose est la pédagogie qui est un travail à long terme. J’ignore comment fonctionne l’Education en France. Ce qu’il faut, c’est agir sur les contenus et enseignements de l’Histoire, et que la France se réapproprie son histoire en Amérique du Nord avec plus de place pour la diversité culturelle de la francophonie. 

Il faut insérer cette « sensibilisation » de manière plus performante, dans le programme des écoles. C’est plus difficile mais beaucoup plus efficace.  Le Sommet va durer un moment et puis, ensuite, ce sera un bon souvenir qui va rapidement s’effacer avec le temps. 

Le Sommet de 2024 sera un RV avec le destin, avec l’Histoire. Il y a maintenant, et c’est heureux, une plus grande sensibilité à la francophonie nord-américaine, celle dont je fais partie. 

Il y a 10 ans, en France, je n’aurais pu imaginer un tel échange, une conversation telle que celle que nous avons ce jour. 

Le Sommet sera une occasion, au moins, de mieux se connaître, de dialoguer et de pouvoir communiquer sur des projets communs, avec une francophonie vraiment internationale. Ce sera surtout l’occasion de développer, dans la population française, ce sentiment de francophonie qui manque encore. 

Je vous donne un exemple. J’ai demandé à ma belle-sœur de relire mon projet de roman historique et de me faire des commentaires.   Sa réaction m’a surpris : je ne savais pas, m’a-t-elle avoué, qu’il y avait aux Etats-Unis des gens qui parlaient français et depuis longtemps. 

Il y a donc une couche d’ignorance qui explique l’indifférence à l’égard de la francophonie de bien des Français. Ils connaissent l’histoire des colonies françaises mais on ne parle pas du Canada. 

Est-ce parce que c’était sous l’ancien régime et qu’il s’agissait d’une défaite ? 

On a donc tout à découvrir, ou redécouvrir, parce que c’est une histoire fabuleuse, de résistance et de ténacité. 

Rappelez-vous, notre histoire est aussi la vôtre, celle de la Louisiane créée par Pierre Le Moyne d'Iberville au nom de Louis de France. 

=> L'interview de juillet 2023 aux Francos de MONTREAL

* Zydeco => https://fr.wikipedia.org/wiki/Zarico

Pierrick Hamon et Jean-Claude Mairal 

  

Zachary Richard est né en 1950 à Scott en Louisiane. Francophone militant, écologiste engagé.  Auteur-compositeur. Chanteur.  Innovateur des styles Cajun et Zydeco. Premier Poète Lauréat de la Louisiane de langue française. Diplômé en histoire Université Tulane, 1972 (cum laude). Chevalier de l’Ordre de la Pléiade.  Membre de l’Ordre des Francophones d’Amérique, Membre de l’Ordre du Canada.   Officier de l’Ordre des Palmes Académiques et Commandeur de l’Ordre des Arts et Lettres de la République Française.  Docteur Honoris Causa :  l’Université de Moncton (Nouveau Brunswick), l’Université d’Ottawa, l’Université de Sainte Anne (Nouvelle Écosse) et l’Université de Louisiane à Lafayette. https://fr.wikipedia.org/wiki/Zachary_Richard

https://www.crt.state.la.us/cultural-development/codofil/ 

+ Acadian Museum in Louisiana